24 décembre 2005

Histoires d'Afriques - derniers chapitres - pour ceux qui ont le courage de lire jusqu'au bout

Ouagadougou. samedi 16 mai (Haute Volta)

Aujourd’hui j’ écris carrément du bord de la piscine. Eh oui, une superbe piscine qui fait bien 25,30 mètres de long. Aujourd’hui on se paye ce luxe car c’est véritablement un luxe (1000 CFA l’entrée). Avant-hier nous sommes partis de Lomé en taxi-brousse après avoir attendu le départ pendant 5 heures, nous nous sommes entassés à neuf dans une vieille 404 break bien pourrie. Pour les 1000 km le voyage a duré environ 21 h avec seulement 3 h d’arrêt dodo. La souffrance des sièges défoncés était dure mais nous dûmes nous y faire. Arrivés à Ouaga nous sommes descendus à l’hôtel « Royal » qui n’a de royal que le nom car pour les douches il faut puiser l’eau au seau dans un bidon, quand il n’est pas vide ! ensuite nous avons fait une visite au « Point » mais il est impossible de prendre l’avion avant le 7 juillet, avant tout est réservé. Donc le problème est réglé on va remonter par la piste en espérant trouver des camions ou autres sans trop de problèmes. Ce soir vers 7h départ vers Niamey en taxi-brousse (camion) ça promet d’être joyeux encore, surtout qu’on n’est pas sûrs de rentrer au Niger, toujours à cause de cette histoire de caution. Bon, je vais boire un coup de bière et retourner à l’eau. Il y a un type qui nous a dit qu’aujourd’hui il faisait froid (environ 39, 40 ° ) à cause de la pluie de la nuit dernière, hier c’était 45°.

Mercredi 20 mai Niamey (Niger)

Nous voici de nouveau au Niger. Avant-hier nous sommes arrivés à Niamey qui est une ville très chouette et très propre. Hier, visite du musée National où nous avons vu des artisans travailler, le cuir, l’argent, le bois, l’ivoire et aussi faire du tissage. Il y a aussi des animaux et des tas d’objets anciens. Touaregs, Peuls et Songhaï, les 3 principales ethnies du Niger. Nous sommes venus de Ouaga en taxi-brousse par la piste particulièrement défoncée et difficile. Le taxi (un camion à bestiaux) devait contenir 50 personnes mais nous étions 60 plus des enfants. Nous étions plus tassés que des sardines en boîte, l’huile y était aussi, enfin je veux dire la sueur. Le voyage a duré deux jours et une bonne partie de la nuit, extrêmement éprouvant et toujours la lutte continuelle pour gagner 1 cm  pour les pieds, les genoux ou les épaules. Quelques problèmes à la douane (caution) mais après beaucoup de blabla et de diplomatie, ils nous ont laissé passer. Ce matin nous prenons le bus pour Arlit (nord du Niger), nous n’arriverons que demain après-midi mais nous voyageons dans de meilleures conditions. Tout à l’heure, une chance extraordinaire, un type nous a demandé si on avait un appareil photos à vendre, on a sauté sur l’occasion, et je lui ai fourgué le mien pour 27000 CFA (plus cher que le prix que je l’ai payé en France il y a 3 ans) et en plus on n’avait pas le choix dans la merde financière où on est en ce moment, enfin ça fait du bien.

Vendredi 22 mai. Arlit

Nous sommes venus de Niamey à Arlit en car avec la SNTN. Ce car presque luxe nous a permis de faire les 1500 km en un peu plus de 24h. Au cours du voyage nous avons vu défiler tous les paysages précédemment vus. Mais tout de même un peu changés avec les pluies récentes. Beaucoup plus d’herbe (dans le sable) et bien sèche, donc beaucoup de chameaux et bien sûr le désert et la rocaille qui ici reprend place peu à peu sur la végétation. Nous avons contacté le gars de l’office du tourisme de Arlit qui nous a fait emmener au camping pour nous loger et aussi qui va nous aider à trouver une occasion pour la piste, car ce n’est pas évident de trouver un transport.

Samedi 23 mai. In Guezzam

L’Algérie, enfin, ça fait plaisir. Hier j’ai trouvé l’occasion pour aller à Tamanrasset avec un allemand et un algérien en combi VW. Le salaud d’allemand m’a demandé 10000 CFA pour la traversée, c’est cher mais je n’avais pas le choix. Christophe est resté à Arlit à attendre une autre occasion car il n’y avait qu’une place dans le combi, je l’attendrai à Tam. J’espère que le voyage ne va pas durer trop longtemps car le combi c’est vraiment pas le véhicule idéal pour le désert, pourvu qu’il n’y ait pas de problèmes, surtout que nous sommes seuls. Aujourd’hui baignade et bonne bouffe à In Guezzam. Vivement Tam.

Lundi 1er juin. Tunis

Depuis hier Christophe et moi sommes à Tunis, petit détour non prévu mais très agréable. Christophe et moi on s’est retrouvés à Ghardia et on a continué ensemble avec Peter et Ben. Après avoir tout retraversé le désert durant 3 ou 4 jours ça fait un sacré choc d’arriver à Alger, grande ville, circulation, du monde. Très bien reçus dans la famille de Ben, bonne bouffe, bon pieu et de super discussions sur l’art, les cultures (africaine, algérienne) et plein de chose encore, vraiment cool. Mais tout n’était pas rose et il existe encore un problème. Pas assez de sous pour payer le bateau pour Marseille. Nous décidons donc avec Peter et Christophe de filer sur Tunis et là de prendre le bateau pour Gênes. On roule toute la nuit et hier arrivée à Tunis. Manque de chance, le bateau est parti depuis le matin. Et c’est comme ça que nous allons prendre mercredi matin le bateau pour Trapani en Sicile. Et ensuite nous remonterons jusqu’au nord de l’Italie. Tout ça avec Peter qui est devenu maintenant un très bon pote, et dans son combi VW. A part ça Tunis est une ville qui semble très chouette, de grandes avenues ensoleillées, une population sympathique, la vie y est étonnamment bon marché mais ici c’est déjà l’Europe. Les cafés, les snacks, les magasins, l’Afrique ici c’est bien fini à part la température qui reste cool mais beaucoup moins chaud qu’au sud évidemment. Sur la plage il y a beaucoup de monde et il fait bon nager dans l’eau calme. THE END - pour l'instant...

Posté par corabischheim à 11:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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